• le cadavre exquis commencé avec Sélène m'ouvre à l'envie de nouvelles formes d'écriture. La poésie n'est pas mon domaine même si c'est avec délices que je me prête à ce jeu d'écriture à quatre mains.

    mon domaine de prédilection reste le courts récit, la nouvelle. Me vient l'envie de mettre des mots sur des trames qui ne seraient pas les miennes. Les commentaires sont ouverts... alors si vous avez l'idée, je chercherai les mots!

    A bon entendeur...


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  • Le désir est désir de ce qui, toujours, lui manque, de ce qu'il n'a pas. Le désir est donc nécessairement incomplétude et insatisfaction, souffrance d'une quête ardente. Dès lors, la satisfaction est ce en quoi le désir s'abolit. Puisque tout désir désire ne plus désirer  et n'aspire qu'à ce qui le supprimerait, Pour le désir, c'est l'insatisfaction ou la mort. Logique d'Éros et logique de Thanatos.


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  • Chapitre 1.... Lorsque l'inconnue n'est pas celle qu'on croit...

     

    Dans une phase de ma vie peuplée de doutes et d'incertitudes, je choisis de vivre une rencontre, pimentée et sans conséquences. Besoin d'évasion, sentiment d'étouffer dans une vie qui me dépasse... besoin de légèreté...

    Cette envie de légèreté a une victime désignée d'avance... victime ? non, un homme qui sera je le sais parfaitement consentant, pourvu que mon état d'esprit soit conforme au sien. Et il l'est.

    Pour enrichir cette rencontre en saveur, je me choisis une identité, je m'invente un personnage. Pendant plusieurs jours, j'use de ce nouveau moi pour appâter l'objet de ma convoitise. Je veux susciter un lui un nouveau désir, éloigner de lui tout souvenir. Les dialogues se succèdent , l'envie monte, émaillée ça et là d'images distillées, de morceaux de peau subtilement choisis pour qu'il n'y reconnaisse pas mon corps. Je saupoudre ça et là de sms coquins... grâce à un petit tour de passe-passe, j'use d'un numéro de téléphone qu'il ne connaît pas... aucun doute en lui.

    Je finis par lui proposer une rencontre ; envie de le surprendre. Envie de fissurer l'image trop lisse qu'il a de moi. La sage maîtresse... maîtresse, ce mot tourne en boucle et détermine l'ambiance de la rencontre.

    Une rencontre à l'aveugle dans un lieu qu'il ne connaît pas. Je le veux en terrain inconnu.

    A peine arrivé, il doit se défaire de ce qui le raccroche encore à son quotidien au profit d'atours que j'ai choisi... un uniforme vaguement ridicule, caricatural des pratiques SM... mais qui sur lui sera forcément sexy en diable...

    Et le voilà à peine vêtu, son corps plus dénudé que couvert de cuir et d'étoffe, sublime dans toute sa présence mâle. Je suis assortie, mes vêtements, jusqu'aux chaussures diaboliquement hautes et pointues, son dans le goût de la rencontre.

    Contre ma paume, la fraîcheur du manche de la cravache...

    La surprise dans son regard lorsqu'il me reconnaît....

    Mes ongles qui m'entaillent la chair...

    Le jeu commence...

     

    Chapitre 2....

    La cravache n'est pas un jouet... elle ne fait pas non plus partie du décor.

    Pour l'instant elle n'est qu'une barrière, délimitant une frontière au bout de mon bras tendu. Ne t'approche pas, je dois te donner les règles du jeu.

    Ici tu n'es rien. Oublie ton arrogance, tes certitudes, tu n'es  rien. Tu es à moi, ma chose, mon objet. N'attend pas de moi la moindre considération, n'espère pas la moindre douceur... sauf... si tu es docile, habile et docile, si je suis satisfaite de toi, tu auras une récompense. Sinon, tu n'auras que des représailles, et la douceur de ta peau sera zébrée de mes stigmates.

    Le jeu a déjà commencé. Tu ne peux plus reculer. Tu ne peux plus refuser mes règles. Tu es venu. Il est trop tard maintenant.

    Je redessine les traits de ton visage, les courbes et les angles de ton corps du bout de ma cravache. Ta peau frissonne à son contact, tes tétons se dressent. Le coup part en éclair et cingle la douceur de tes fesses, déchirant le tissu et entamant ta chair. Tu sursautes, plus de surprise que de douleur. Tu viens de comprendre que c'était plus qu'un jeu. Que cet accessoire n'était pas là que pour décorer. La lueur de ton regard change lorsque j'en promène à nouveau l'extrémité sur ton visage. Tes traits se contractent. Tu attends...

    Mais c'est ma bouche qui vient prendre la tienne, dans un baiser brutal qui laisse pointer le sang sur le bord de ta lèvre et fait venir en toi un long gémissement.

     

    Chapitre 3...

    Je suis à la fois hésitante et résolue. Je me découvre dans ce nouveau rôle, et j'en suis presque aussi surprise que toi.

    J'hésite entre te faire mal et te faire jouir. Les deux peut être.

    A ce instant précis j'ai très envie de te faire mal. J'ai du mal à contenir la grande violence qui ne demande qu'à me submerger. Je ressens à nouveau les larmes que j'ai versées, le désarroi dans lequel j'ai été plongée. La grande colère aussi. Je suis en train de me laisser prendre à mon propre piège. Je sers le manche encore plus fort . Mes ongles entaillent plus profondément ma paume. Dissimulant ainsi le tremblement qui s'empare de moi.

    Tu m'embrasses et j'oublie tout. La colère, le ressentiment, l'amertume fondent au contact de ta langue. L'étreinte de mes doigts se relâche. C'est d'une main sûre et ferme que je te débarrasse de tes oripeaux et t'entraîne vers le grand sofa tendu de velours pourpre. Je reste un instant à contempler ton corps dans la lumière vacillante des bougies . Savant mélange de force, de muscles et de finesse. Je me laisserais émouvoir par l'ombre de ton regard si l'estafilade meurtrissant ta fesse ne me rappelais à mes devoirs.

    Glissant un genou de chaque coté de tes hanches, je laisse mes ongles parcourir la peau de ton torse et de tes bras. Les enfonçant profondément aux endroits les plus délicats jusqu'à voir apparaître de longs sillons rougeâtres. Tu gémis plus profondément quand les ongles entament la chair. Tes yeux se ferment. Ton sexe est de plus en plus dur. Ton pouls s'accélère.

    Je me penche sur toi, mes cheveux tombent en cascade sur ton visage tandis que mes hanches entraînent les tiennes dans un lent mouvement de va et vient . Nos langues s'emmêlent...


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  • J'aspire à être une imbécile...

    Je n'en suis pas très très loin d'ailleurs, je pense que je me sentirai parfaitement bien lorsque je serai parvenue à cet objectif...

    Entendons nous bien, je parle d'imbécile au sens éthymologique du terme... im bécille... celui qui n'a pas de béquille. Celui qui n'a nul besoin de support pour avancer dans la vie. Pas forcément droit, ok, accordé... mais qui avance quand même, en ne se reposant sur rien ni personne...

    Peu à peu, j'y arrive... il y a quelques mois encore j'en étais incapable... alors, d'accord, la démarche est encore incertaine, je tatônne, je trébuche, je tombe même parfois. Mais j'avance quand même...

    Cela ne signifie pas que je refuse toute main tendue vers moi... et encore que, ce n'est pas si souvent que j'accepte que l'on m'aide, que l'on m'écoute, que l'on me soutienne... De la même façon, il n'y a personne qui sache tout... certains en savent beaucoup, nul ne sait tout.

    Une imbécile... n'hésitez pas, c'est le plus beau compliment que l'on puisse me faire!


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