• C'était une soirée d'anniversaire. Je dépensais beaucoup d'énergie à essayer d'éviter  un emmerdeur qui me colle au train dès que le hasard nous met en présence. J'avais une grosse envie de faire la fête. J'étais mal dans ma tête et mon cœur me faisait souffrir. Quelques jours à peine me séparaient de ma rupture avec l'enfoiré.

    J'avais très envie de danser. Mais il faisait une chaleur intolérable et le manque de sommeil et d'appétit des jours précédents avaient mis mon organisme dans un état déplorable. Je me fatiguais très vite, m'asseyais souvent.

    L'amie dont nous fêtions l'anniversaire m'avait vaguement parlé de lui. Je ne lui accordai qu'un regard distrait. Chaleur suffocante, je m'étais délestée de toute épaisseur superflue et ne portait plus en haut que mon soutien gorge, un modèle très simple en microfibre noire qui pouvait très bien passer pour un top minimaliste.

    Je n'ai que des flashs de cette soirée. Je me souviens qu'il avait enlevé son T-shirt et paradait torse nu. Je me souviens aussi d'avoir remarqué que ledit torse était fort engageant. Je me souviens d'avoir dansé collé serré avec lui. Je me souviens de mon amie venant régulièrement me glisser son prénom à l'oreille. Je me souviens de l'autre pot de colle envahissant ne ratant pas une occasion de venir s'agripper à moi. Je me souviens aussi d'avoir reçu une demande en mariage par sms d'un type que je connaissais à peine et de nombreux appels de l'enfoiré qui voulait absolument me parler de toute urgence.

    A la fin de la soirée, comme j'étais garée très loin et dans une zone peu recommandable, tout le monde à beaucoup insisté pour qu'il me raccompagne à ma voiture et que je le dépose ensuite chez lui. (Oui, je sais... mais dans le feu de l'action ça paraissait moins énorme que ça.). Il était aussi mal à l'aise que moi de l'insistance générale. En fait c'est là que je l'ai regardé pour la première fois. Et j'ai été frappée par la beauté de son regard.

    Ainsi donc, je l'ai raccompagné. La chaleur était toujours aussi étouffante (premier jour d'été...) j'étais au bord de la déshydratation et longue était la route qui m'attendait. Je suis donc montée boire un verre (et pas un « dernier verre » non, mais qu'est ce que vous croyez ?).

    Nous avons parlé pendant des heures. Discussion à bâtons rompus ponctuée de grands éclats de rire .Je me  sentais très bien avec lui. J'étais (pardon...) surprise de la qualité de la discussion. Plus les heures filaient, plus j'étais sous le charme.

    J'ai fini par lui dire qu'il avait un regard magnifique. Ses yeux se sont voilés, certains muscles de son visage se sont mis à trembler, et il m'a embrassée.

    Je fais l'impasse (pour l'instant seulement ? ) sur les semaines qui ont suivi. Notre histoire a très très mal commencé. Nous n'avons pas connu le rose à paillettes et le nuage flottant en orbite que l'on connaît au début. Je ne m'éternise pas là dessus.

    Depuis quelques semaines, je note l'apparition de rose, de paillettes et de nuages dans notre zone. La météo est optimiste.

    Je suis bien avec lui.

    Très bien même.


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  • J'ai toujours distingué "aimer" et "être amoureuse". Depuis toujours...

    J'ai souvent été amoureuse, sentiment léger, qui met le coeur en fête, le sourire aux lèvres et le corps en position "on". C'est un sentiment léger car il ne fait pas mal... après. J'aime être amoureuse, c'est un état que je voudrais permanent. Lorsque je suis amoureuse je ne dis jamais "je t'aime". Ce serait hors sujet, et un vilain mensonge.

    J'ai aimé quelques hommes. Bien peu quand je fais l'inventaire de ceux qui ont traversé ma vie, plus ou moins longuement. ceux que j'ai aimés m'ont fait du mal. Beaucoup de mal. Ce sentiment là n'a rien de léger. A ceux là j'ai dit "je t'aime". Je le pensais. Je le pense encore. Et je morfle.

    Voilà. la distinction pour moi méritait d'être clarifiée.

    Je suis amoureuse.


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  • Mon P'tit Loup Garou habite en plein centre de bx, dans une jolie petite rue, sise dans un quartier que j'affectionne particulièrement. Même si m'y garer relève du casse-tête.

    Il y a quelque jours, alors que nous quittions sa tanière pour une course dont j'ai oublié le but, je me suis arrêtée devant la chouette librairie qu'il y a juste en face et dont la vitrine est constellée de petits sacs en plastique transparent contenant de chouettes bouquins.

    oh regarde ce bouquin... je le veux! dis-je! Ah bon? pour quoi faire me répondit-il? m'enfin mon p'tit gars, depuis le temps que je me traîne la réputation de meilleure suceuse du Sud-ouest, je veux vérifier s'il demeure toutefois quelques lacunes! (je rapporte ici des bribes du dialogue telles qu'elles me reviennent, j'ai la mauvaise habitude de ne pas me munir d'un dictaphone lors de nos conversations). La discussion en resta là. je précise que nous étions dimanche. Librairie closed

    Quelques jours plus tard, j'arrive chez lui. ô miracle, il a de la nourriture chez lui (miam) que des choses que j'aime, pour me faire plaisir (je craque, j'avoue) .

    Un sac en plastique noir traine sur le divan. A l'intérieur... ledit bouquin. J'avais envie de te l'offrir à noël mais je n'ai pas pu attendre.

    Un bisous doux au Loup garou... ravie maîtresse! n'avait plus l'habitude des petites attentions qui font ronronner.


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  • Moral en berne...ça arrive parfois... pour chasser le gris anthracite on pense à des choses joyeuses... comme à la tête que feraient les djeunes en lisant les sms dont j'use abondamment. .. ben oui, non seulement j'écris toutes les lettres de tous les mots, mais en plus j'utilise même la ponctuation ! non mais où va-t-on ?

    En extrait, quelques messages échangés avec mon P'tit Loup Garou cette nuit. 

    Pénible cette envie de toi qui ne passe pas... envie de ta peau chaude, de ta langue douce, de toi sur moi, de toi en moi... j'ai chaud !

    Ces si jolis mots doux de toi /  résonnent dans mon alcôve / tout au fond de laquelle, ma pauvre / mon corps tout entier crie : J'AI FROID !

    Un souffle brûlant au creux de ton cou, ma peau incandescente pour enflammer ton corps, ma langue et ma bouche gourmande consacrées à ton sexe...

    Qui s'exprime telle la mer remontant la falaise et mon écume recueillie en ton sein, pareille à l'explorateur prisonnier du destin

    Subjuguée la maîtresse des paroles de son seigneur et maître qui d'une tournure délicate couvre ses maux de mots et l'embrase d'une ferveur nouvelle

    Je me sens abeille qui butine, je me sens guêpe qui darde et frelon qui empoisonne. Je me sens animal par l'envie qui me frissonne

    Entrez donc mon seigneur et maître, liqueur, nectar de mon désir aspirent à être goûtés de vos lèvres délicates et votre langue inquisitrice

    O cline dompte cette vipère animal de tentation. Recueille son précieux venin dans ton Caducée  d'émail pour vacciner ton corps contre l'envie


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  • J'allais le rejoindre pour la soirée... je ne suis pas partie du week-end.

    Une parenthèse.

    Des heures d'oubli, de rire, de tendresse, de plaisir, de mots . Le temps qui file... et pour une fois je ne cherche pas à m'enfuir.

    Pour une fois, je ne pense à rien d'autre que lui et moi. Simplement ensemble. Dans cet appartement. Simplement biens.

    Il vit de paranoïa et d'eau fraîche. Je vis de tant de vertiges qui m'éloignent des choses simples, essentielles...

    Quelques heures de grâce dans nos revirements perpétuels. Nos déchirements sans fin, nos allers, nos retours, nos doutes, nos regrets, nos fantômes...

    Une petite collection d'instants heureux.

    Je suis repartie le cœur léger, la tête en fête et le corps alangui.

    Des photos que nous avons faites je ne garde que celle-ci.

    Joli souvenir, jolie lumière... le reste des images est dans ma tête.


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