Il est temps que je cesse de croire en l'espoir que demain ça ira mieux...
Il est temps que je cesse d'imaginer que demain je n'aurai plus mal...
Il est temps d'arrêter de rêver que demain je marcherai droite et non boiteuse...
Il est temps de ne plus m'obstiner à aller à l'école quand même, quitte à en pleurer de douleur le soir...
ce soir j'ai pris mon portable et appelé plusieurs collègues en leur laissant les instructions nécessaires au fonctionnement de l'urgent en mon absence.
J'y ai ajouté par mail les documents en attente.
J'ai prévenu également la charmante demoiselle avec laquelle je covoiture.
Et demain je ne me lèverai que pour aller voir ma non moins charmante doctoresse.
L'école ne va pas s'effondrer si je ne suis pas là...
Si?